Ostéopathie pelvienne : Définition, techniques et troubles traités

L’ostéopathie pelvienne est une branche spécifique de l’ostéopathie qui se concentre sur le bassin.

  • Le praticien travaille à mobiliser les viscères pelviens pour lever les contraintes.
  • Elle optimise l’influx nerveux et la vascularisation locale.
  • Techniques externes via ventre, dos, bassin : pressions douces et indolores.
  • Techniques internes offrent des appuis plus proches des structures anatomiques.
  • Réservée aux kinésithérapeutes et sages-femmes pour l’approche interne.

Troubles gynécologiques et douleurs pelviennes traitées par l’ostéopathie

  • Endométriose et règles douloureuses : Une pathologie qui touche près de 10% des femmes et se manifeste souvent par des dysménorrhées intenses.
  • Douleurs pendant les rapports sexuels : La dyspareunie et la vestibulodynie (qui concerne 7% des femmes) sont soulagées par des techniques libérant les tensions musculaires et nerveuses.
  • Névralgie pudendale et coccygodynie : La compression du nerf pudendal et les douleurs du coccyx, exacerbées en position assise, font partie des motifs fréquents de consultation.
  • Douleurs après pose de stérilet : Des tensions peuvent apparaître localement après l’insertion ; l’ostéopathe aide à rétablir la mobilité des tissus.
  • Troubles du cycle menstruel : Cycles irréguliers ou douloureux, ainsi que les séquelles de fausse couche ou de cicatrices (césarienne, épisiotomie), bénéficient d’un travail sur le bassin.

C’est quoi l’ostéopathie pelvienne ? Définition et explications

L’ostéopathie pelvienne est une branche spécifique de l’ostéopathie qui se concentre sur le bassin et le petit bassin. Cette zone est sous l’influence des systèmes viscéral, neurologique, crânien et hormonal, à l’image de la spasticité pelvienne qui résulte d’une contraction involontaire du muscle élévateur de l’anus. Le praticien travaille à mobiliser les viscères pelviens entre eux pour lever les contraintes et les adhérences tissulaires.

L’objectif principal est d’optimiser l’influx nerveux et la vascularisation locale. En restaurant la mobilité des structures, on favorise le retour à un équilibre fonctionnel, contrairement aux symptômes de congestion pelvienne qui s’aggravent en position debout. Par exemple, chez les patientes souffrant d’endométriose (près de 10 % des femmes) ou de vestibulodynie (environ 7 % des femmes), cette approche permet de diminuer les tensions chroniques responsables des douleurs.

Techniques et approches de l’ostéopathie pelvienne

Techniques externes

Les techniques externes constituent une première approche de l’ostéopathie pelvienne. Le praticien travaille exclusivement depuis l’extérieur du corps, via le ventre, le dos ou le bassin.

  • Travail via ventre, dos, bassin : pressions douces et indolores
  • Adaptée aux peurs et spasmes : respecte la sensibilité des patientes
  • Sans risque pour petites filles : indiquée chez les jeunes patientes

Cette méthode est idéale pour les personnes qui appréhendent le toucher intime. Elle permet de libérer les tensions du diaphragme pelvien, des ligaments utérins et des chaînes musculaires environnantes sans aucune intrusion.

Techniques internes

L’approche interne offre des appuis plus proches des structures anatomiques, permettant un ciblage précis des tensions profondes. Ces techniques sont encadrées par une législation stricte : leur pratique est réservée aux kinésithérapeutes, sages-femmes et médecins ostéopathes.

  • Appuis proches des structures anatomiques : efficacité accrue sur les adhérences
  • Réservé à kinés et sages-femmes : cadre légal strict pour protéger les patientes
  • Complète l’approche externe : les deux méthodes se renforcent mutuellement

Lors d’une séance, l’ostéopathe peut combiner les deux approches. Il commence généralement par des manipulations externes pour préparer les tissus, puis si nécessaire, effectue des appuis internes très précis et temporaires. Les deux voix travaillent de concert pour rétablir la mobilité des viscères pelviens et la circulation sanguine locale.

Quand consulter : indications et motifs de consultation

  • Douleurs de règles et endométriose : l’ostéopathie pelvienne aide à réduire les tensions liées aux adhérences et à améliorer la mobilité des organes, sachant que près de 10 % des femmes sont concernées par l’endométriose.
  • Récupération après fausse couche : favorise le relâchement des structures pelviennes et le retour à un équilibre hormonal, souvent perturbé par l’événement.
  • Cicatrices de césarienne ou épisiotomie : les adhérences cicatricielles peuvent limiter la mobilité du bassin ; des pressions douces permettent de libérer ces zones de tension.
  • Infections fongiques récurrentes : en travaillant sur la circulation sanguine et lymphatique du petit bassin, l’ostéopathe participe au rétablissement de l’homéostasie gynécologique, réduisant la fréquence des récidives.
  • Troubles après pose de stérilet : douleurs, spasmes ou sensations de gêne peuvent être atténués par un rééquilibrage des mobilités pelviennes et une levée des contraintes ligamentaires.

Comment se déroule une séance d’ostéopathie pelvienne ?

La séance débute toujours par un interrogatoire précis sur votre historique médical et vos symptômes. L’ostéopathe réalise ensuite des tests palpatoires pour évaluer les tensions du bassin et du petit bassin.

Les techniques utilisées sont progressives et non douloureuses. Le praticien applique des pressions douces, d’abord en externe via le ventre, le dos ou le bassin. Cette approche globale permet de percevoir et de relâcher les tensions corporelles en douceur.

Si nécessaire, un travail interne peut être proposé, avec votre consentement explicite. Il offre des appuis plus proches des structures anatomiques. L’objectif final est de libérer les adhérences et d’optimiser la vascularisation et l’influx nerveux de la région pelvienne, un rôle de l’ostéopathe qui s’étend à de nombreux troubles fonctionnels.


Ostéopathie pelvienne c’est quoi ? Définition et troubles traités