Maladie de Sinding-Larsen-Johansson : causes, symptômes et traitements

La maladie de Sinding-Larsen-Johansson est une ostéochondrose bénigne du genou chez l’adolescent sportif.

  • Irritation du cartilage rotulien à la jonction du tendon et de la rotule.
  • Survient entre 10 et 14 ans, en période de croissance rapide.
  • Douleur sous la rotule lors de course, sauts ou montée d’escaliers.
  • Repos sportif relatif et glace après effort pour réduire l’inflammation.
  • Pathologie auto-résolutive en 6 à 18 mois sans traitement invasif.
  • Diagnostic avant tout clinique par interrogation et observation du genou.

Qu’est-ce que la maladie de Sinding-Larsen-Johansson ?

  • Ostéochondrose chez adolescents actifs : c’est une maladie de croissance qui touche le cartilage de l’os du genou.
  • Irritation du cartilage rotulien : la jonction entre le tendon rotulien et la rotule s’enflamme sous l’effet des contraintes répétées.
  • Survient entre 10 et 14 ans : la tranche d’âge concerne principalement les jeunes sportifs en pleine poussée de croissance.
  • Période de croissance rapide : l’allongement du fémur et du tibia crée une tension supplémentaire sur le tendon rotulien encore immature.
  • Pathologie bénigne auto-résolutive : la guérison se produit naturellement avec du repos et des soins simples, sans séquelles dans la majorité des cas.

Symptômes et signes cliniques

Le principal symptôme est une douleur sous la rotule, précisément à la pointe inférieure de l’os. Cette gêne survient surtout lors des activités qui sollicitent le genou plié, comme la course, les sauts ou la montée d’escaliers, qui sollicitent également l’anatomie des adducteurs.

À la palpation, la zone est sensible et parfois légèrement gonflée. La douleur apparaît souvent de façon progressive, bien qu’un traumatisme léger puisse la déclencher brutalement, contrairement aux symptômes de l’aorto-iliaque qui se manifestent brutalement. Ressentir une gêne en s’agenouillant est également fréquent.

Chez l’adolescent sportif, ces signes doivent alerter : l’enfant peut boiter ou réduire spontanément son activité pour éviter la douleur. L’inconfort disparaît généralement au repos, ce qui peut faire croire à une simple fatigue musculaire, tout comme le ressaut de hanche qui s’estompe au repos.

Traitement et prise en charge

  • Repos sportif relatif obligatoire : il ne s’agit pas d’une immobilisation complète, mais d’une mise au repos des activités qui déclenchent la douleur (sauts, course, flexion profonde du genou). La poursuite des gestes sportifs, même atténués, retarde la guérison.
  • Application de glace après effort : placez une poche de glace (ou un sachet de petits pois surgelés) sur la zone douloureuse pendant 10 à 15 minutes après chaque séance de sport ou après toute activité ayant provoqué une gêne. Cela réduit l’inflammation locale, à l’image des conseils d’utilisation du baume du tigre.
  • Étirements doux du quadriceps : des étirements progressifs, sans à-coup, du muscle de la cuisse aident à diminuer la traction exercée sur le tendon rotulien. Il est conseillé de les réaliser plusieurs fois par jour, notamment avant et après l’effort.
  • Auto-résolutif en 6 à 18 mois : la maladie de Sinding-Larsen-Johansson évolue favorablement sans traitement invasif. La croissance osseuse finit par stabiliser le cartilage, et la douleur disparaît spontanément dans cette fenêtre temporelle.
  • Guérison moyenne en 7 mois : la plupart des adolescents retrouvent une activité sportive normale après environ sept mois de suivi régulier. Le respect du repos relatif et des soins de confort permet d’éviter les rechutes ou le passage à une forme chronique.

Diagnostic et examens complémentaires

Le diagnostic de la maladie de Sinding-Larsen-Johansson est avant tout clinique. Le médecin interroge l’enfant sur ses douleurs et observe la zone sous la rotule. Il recherche une sensibilité à la palpation du bas de la rotule et une gêne lors de la contraction du quadriceps.

Pour confirmer le diagnostic, une radiographie peut être demandée. Elle permet de visualiser un éventuel petit fragment osseux au pôle inférieur de la rotule. Une échographie est parfois réalisée pour observer l’inflammation du tendon rotulien. Ces examens aident surtout à écarter d’autres causes de douleurs au genou, comme une fracture ou une infection.

Une démarche similaire guide la prise en charge du SADAM, où l’examen clinique et l’imagerie permettent d’écarter d’autres pathologies de la mâchoire.

Causes et physiopathologie

Causes mécaniques et facteurs de croissance

  • Croissance rapide du squelette : les os s’allongent plus vite que les muscles, créant une tension excessive.
  • Tension accrue sur tendon rotulien : le tendon tire anormalement fort sur le cartilage immature de la rotule.
  • Déséquilibre musculaire juvénile : le quadriceps, encore en développement, manque de souplesse et rigidifie le genou.

Sports à risque et mécanismes lésionnels

  • Sauts répétés sollicitent le genou : l’onde de choc se concentre sur la pointe inférieure de la rotule.
  • Football, athlétisme, danse concernés : ces disciplines accumulent les gestes d’impulsion et d’atterrissage.
  • Microtraumatismes à chaque impulsion : chaque mouvement irrite le point d’attache du tendon, empêchant la cicatrisation spontanée.

Sinding Larsen Johansson : symptômes, causes et traitements